Afin d’entretenir les infrastructures équestres extérieurs certains produits phytopharmaceutiques peuvent être utilisés. Ils permettent de traiter les mauvaises herbes rapidement et à moindre coût. Cependant, ces produits peuvent entraîner des conséquences sur la santé humaine et animale, mais également sur l’environnement. Pour répondre à ces enjeux, la réglementation s’est renforcée et encourage l’utilisation de méthodes alternatives.
Qu’est-ce que les produits phytopharmaceutiques ?
Les produits phytopharmaceutiques (PPP), également appelés produits phytosanitaires, sont définis d’après le règlement européen CE 1107/2009, comme les produits ayant pour rôle :
De protéger les végétaux ou les produits végétaux contre les nuisibles
D’exercer une action sur les processus vitaux des végétaux hormis les substances nutritives
D’assurer la conservation des produits végétaux
De freiner, de prévenir ou de détruire les végétaux ou les parties de végétaux indésirables, à l’exception des algues à moins que les produits ne soient appliqués sur le sol ou l’eau pour protéger les végétaux
Les produits phytosanitaires peuvent être d’origine naturelle, issus de synthèse chimique ou encore composés de micro-organismes (champignons, bactéries, virus, …). Ils incluent les herbicides (luttant contre les « mauvaises herbes »), les insecticides (luttant contre les insectes), les fongicides (luttant contre les champignons), les acaricides (luttant contre les acariens), mais aussi les stimulateurs de défenses des plantes et les médiateurs chimiques. Les PPP contiennent une ou plusieurs substances actives et des co-formulants qui permettent de stabiliser ou d’appliquer le produit. Enfin, les produits phytosanitaires font partie de la grande famille des pesticides. (DRAAF, 2021)
Comment sont utilisés les produits phytopharmaceutiques (produits phytosanitaires) dans la filière équine ?
Dans la filière équine, la présence des mauvaises herbes est plantes toxiques dans les prairies et paddocks ne nécessite que rarement le recours à un traitement chimique. Le désherbage mécanique est privilégié ainsi que d’autres méthodes alternatives qui n’obligent pas un isolement des zones traitées.
Or, pour l’entretien des voiries, des chemins et des différentes infrastructures telles que les pistes d’entraînement, les carrières, les ronds de longe et bien d’autres, les produits phytopharmaceutiques (produits phytosanitaires) peuvent être utilisés plus facilement. En effet, ces lieux sont des lieux de passage ou de travail, les chevaux n’y broutent pas.
Les produits phytopharmaceutiques (produits phytosanitaires) demandent généralement moins d’investissement (temps et finances) que les méthodes alternatives comme le désherbage manuel ou mécanique avec le passage régulier d’une herse par exemple. Ils permettent également de traiter des « mauvaises herbes » dans des lieux plus restreints où le passage d’engin agricole n’est pas possible ou complexe.